6ème dimanche de Pâques

Dimanche 22 mai 2022

SA PAROLE ET SES COMMANDEMENTS

Laisser partir celles et ceux que nous aimons est toujours très difficile. Ce 6eme dernier dimanche de Pâques anticipe l’Ascension. Il nous prépare au départ de Jésus, tout en nous laissant guider par l’Esprit qui a inspiré le parcours de sa vie. Dans son discours d’adieu, Jésus promet à ses disciples l’envoi de l’Esprit Saint : le Défenseur pour être avec eux pour toujours. Avec l’Eucharistie, c’est l’actualisation de la présence réelle de Jésus au sein de toute communauté chrétienne.  Certes, cette présence spirituelle de Jésus ressuscité ne sera expérimentée que par celles et ceux qui l’aiment et gardent sa parole. En d’autres termes : garder Sa parole et mettre en pratique Ses commandements. Nous formerons ainsi une communauté caractérisée par l’estime, l’amour et le service mutuel. L’amour pour Jésus ne devra pas être poétique mais en action. Pour cela nous ne devons pas nous sentir seuls ou impuissants car désormais, l’Esprit nous éclaire et nous guide dans nos décisions sur nos chemins à travers ce monde en mutation rapide. L’initiative concrète en cette phase nous pousse à faire du Saint-Esprit notre Défenseur et notre partenaire.  Ce n’est que sous sa direction que nous pourrons lire les signes de la présence de Dieu au quotidien pour ouvrir nos portes de nos âmes et de nos cœurs.

Ce dimanche nous invite à vivre aussi une dimension internationale en cette Vème journée dédiée aux Chrétiens Orientaux (maronites, syriaques, coptes, grec-melkites, gréco-catholiques roumains et ukrainiens, éthiopiens, érythréens, syro-malankars, syro-malabars, chaldéens, arméniens, … et latins), nous renouvelons notre engagement par la communion de prière afin d’apprendre à reconnaître l’autre pour le rencontrer. Nous découvrirons aussi les origines du christianisme où beaucoup de nos frères et sœurs sont issus de différentes églises catholiques.

Soyons vigilants en manifestant notre témoignage et solidarité spirituelle en ce jour, afin d’élargir les horizons de notre connaissance rituelle et liturgique.

Mgr Paul Karam

Mgr_Ulrich_2 Chers amis,

C’est déjà comme à des amis que je m’adresse à vous, parce que l’appel que j’ai reçu de l’Église de venir à Paris pour y exercer mon ministère, vient du Christ lui-même qui se présente toujours comme l’ami de tous, en tout temps et en tout lieu. Je viens à vous avec « la joie de croire » qui est ma devise depuis longtemps et avec cette assurance que les papes n’ont cessé de dire : le programme, c’est de repartir du Christ ! (Saint Jean-Paul II), il n’y a pas d’autre programme que l’évangile (Pape François) …

Je n’ai pas de prétention à connaître vraiment votre Église diocésaine, même si forcément on en parle souvent. D’abord je demeure impressionné par sa vitalité, perçue à travers les célébrations auxquelles je participe parfois, mais aussi à travers les nombreuses initiatives évangéliques, caritatives, missionnaires dont beaucoup font exemple dans nos diocèses de France. J’ai hâte d’en connaître davantage, d’aller à votre rencontre, dans vos quartiers et dans vos paroisses, dans les mouvements et les associations que vous animez et qui œuvrent de bien des manières pour servir le bien commun, pour vivre selon la Parole du Seigneur et l’annoncer, et dans de multiples occasions de rencontres que le quotidien favorisera. Je sens bien que j’ai tout à apprendre de vous, Parisiennes et Parisiens, et de vous baptisés et catéchumènes, prêtres, diacres, laïcs en mission, consacrés, bénévoles …

La longue liste des pasteurs de cette Église me confirme bien, s’il en était besoin, les propos de Mgr Pontier que j’ai rappelés. Parmi mes prédécesseurs, je voudrais évoquer avec reconnaissance ceux que j’ai connus et approchés : le cardinal Lustiger qui m’a manifesté, j’étais alors tout jeune évêque, une amicale attention et des encouragements sincères ; le cardinal Vingt-Trois auprès de qui j’ai été pendant six ans vice-président de la Conférence des évêques dans une relation très fraternelle où j’ai beaucoup appris ; Mgr Aupetit dont la simplicité et la conviction m’inspirent le respect. Permettez-moi d’ajouter à cette liste Mgr Michel Coloni, archevêque de Dijon dont j’ai été le vicaire général pendant dix ans, il avait été prêtre et évêque auxiliaire de Paris, et il m’a fait découvrir l’attention d’un pasteur qui doit toujours regarder le présent et scruter « les signes des temps ».

L’un de ces signes, c’est l’émotion toujours forte qui entoure notre cathédrale, Notre-Dame pour tout le monde ; émotion, affection pour un lieu qui dit le sacré, la profondeur du sentiment religieux qui habite l’humanité bien au-delà des délimitations visibles de l’Église. Joie pour nous d’attendre le jour de sa réouverture pour que nous puissions encore y annoncer le Christ vivant, en ne négligeant évidemment pas les multiples raisons qui attirent à elle.

Je mesure la complexité des enjeux qui se présenteront à nous dans les années qui viennent, cela ne peut pas nous inquiéter, mais demande notre coopération : attitude profondément synodale, « chemin de la synodalité (qui) est précisément celui que Dieu attend de l’Église du troisième millénaire », selon le pape François.

Je prie déjà avec vous et pour vous, j’ai confiance que vous le faites pour moi ; le Seigneur vous bénit, dans vos personnes et vos familles, dans vos quartiers et dans toutes vos rencontres.

† Laurent Ulrich, Archevêque nommé de Paris

Mgr Laurent Ulrich sera installé 142e archevêque de Paris le lundi 23 mai à 18h30 à Saint-Sulpice.

Guide NDGP 2021-22

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